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Vente d'hélicoptères: la Défense pas au courant de condamnations de l'acheteur

Toutes les informations contenues dans cet article publié aujourd’hui sur le site web de La Libre Belgique sont connues depuis les réponses données aux questions parlementaires du 8 mai dernier. En fait, depuis la publication de notre enquête dans La Libre Belgique et De Morgen fin avril.

Cependant, l’agence Belga donne deux détails importants: les prix des deux Airbus, qui faisaient l’objet d’un article intéressant du Morgen il y a une semaine et donnaient une nouvelle tournure à l’affaire.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense belge Pieter De Crem a enfin dévoilé le prix de vente des avions, cédés en 2010 à la firme bruxelloise MAD Africa Distribution.

Avec les Airbus, ce sont 23 hélicoptères Alouette II (2009), 8 hélicoptères Agusta A109 (2009), des pièces détachées (2010) et 4 hélicoptères Agusta A109 (2012) qui ont aussi été vendus à cette firme dont le directeur était soupçonné par les services de police et de renseignements de l’armée de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules.

Selon M. De Crem, les deux Airbus A310 - des avions acquis d’occasion en 1996 à la compagnie aérienne Singapore Airlines - ont été vendus respectivement pour 378.900 et 376.100 euros.

Comme l’indiquait donc justement De Morgen, bien en dessous de ce qu’auraient pu valoir les pièces détachées.

Quelques détails en plus: 376.100 euros pour l’Airbus immatriculé CA-02. Il y avait deux offres pour ce dernier. Celle qui l’a emporté était, selon nos sources, 15 fois plus importante que la première offre.

Selon le Ministre De Crem, il n’y aurait aucune obligation légale de mentionner publiquement le prix de vente du matériel dont l’armée se sépare. S’agissant d’argent public, on ne peut que s’inquiéter des standards de transparence du gouvernement belge.

Nous demandions le prix de vente des Airbus depuis le 3 mai 2013. Ni le cabinet du ministre, ni le service de presse de la Défense n’avaient souhaité nous répondre, préférant retarder la publication de l’information.

En outre, nous demandions le prix de vente des huit hélicoptères Agusta, cédés à MAD Africa Distribution en 2009. La Défense n’a toujours pas répondu.

    • #madagate
  • 1 day ago
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Questions orales au Parlement belge - Armes belges en Libye et Syrie - 14 mai 2013

Ci-dessous, les questions déposées aujourd’hui par le député cdH Georges Dallemagne et adressées au Ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders.

Background ici et ici.

  • 1 week ago
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“Comment les ‘épaves’ de l’armée belge peuvent de nouveau voler”
C’est avec ce titre que le journal “De Morgen” offre ce samedi 11 mai 2013 de nouvelles révélations dans l’affaire des ventes publiques de la Défense.
Pour rappel, le 27 avril dernier, le journal flamand et “La Libre Belgique” étaient en mesure de montrer que, entre 2009 et 2012, l’armée belge avait vendu 35 hélicoptères et 2 Airbus à une firme bruxelloise dont le directeur était suspecté par le parquet fédéral et les services de renseignements de l’armée de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules. (Contexte ici et ici.)
Ce sont justement les deux Airbus qui intéressent aujourd’hui “De Morgen”. Le quotidien, dans son supplément “Reporter” consacré à l’investigation, montre que les deux avions ont été vendus à un prix dérisoire, bien en dessous de ce qu’auraient pu valoir leurs pièces détachées.
Les avions, qui ont changé de mains plusieurs fois depuis la vente par l’armée en 2010, devraient prochainement être opérationnels et voler en Afrique.
C’est l’entreprise MAD Africa Distribution qui a remporté les deux ventes. Pour l’une, il n’y avait qu’une offre, celle de la firme bruxelloise. Pour l’autre, il n’y en avait que deux. On ne se bousculait pas pour acheter les “épaves” de l’armée belge. Ces dernières semblent pourtant avoir été “un ticket de loterie” qui attendait d’être ramassé.
Pour “De Morgen”, l’acheteur semble avoir eu les connexions nécessaires pour sentir la bonne affaire. Le quotidien relève en effet une coïncidence des plus troublantes. “David V. [Directeur de MAD Africa Distribution] est le fils de Alain V., commandant de l’armée de l’air belge à la retraite. Père et fils se retrouvent dans l’acte notarial d’une firme dont l’adresse est celle de MAD Africa. Alain V. était jusqu’en 2009 membre du conseil d’administration du Cercle Royal Mars & Mercure. Il s’agit d’une organisation patriotique regroupant des officiers et des officiers de réserve. (…) Le trésorier du Cercle est Jan L.” Le quotidien remarque que Johan L., le fils de ce dernier, est la personne de contact pour la vente du premier Airbus.
L’affaire prend une nouvelle tournure.
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“Comment les ‘épaves’ de l’armée belge peuvent de nouveau voler”

C’est avec ce titre que le journal “De Morgen” offre ce samedi 11 mai 2013 de nouvelles révélations dans l’affaire des ventes publiques de la Défense.

Pour rappel, le 27 avril dernier, le journal flamand et “La Libre Belgique” étaient en mesure de montrer que, entre 2009 et 2012, l’armée belge avait vendu 35 hélicoptères et 2 Airbus à une firme bruxelloise dont le directeur était suspecté par le parquet fédéral et les services de renseignements de l’armée de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules. (Contexte ici et ici.)

Ce sont justement les deux Airbus qui intéressent aujourd’hui “De Morgen”. Le quotidien, dans son supplément “Reporter” consacré à l’investigation, montre que les deux avions ont été vendus à un prix dérisoire, bien en dessous de ce qu’auraient pu valoir leurs pièces détachées.

Les avions, qui ont changé de mains plusieurs fois depuis la vente par l’armée en 2010, devraient prochainement être opérationnels et voler en Afrique.

C’est l’entreprise MAD Africa Distribution qui a remporté les deux ventes. Pour l’une, il n’y avait qu’une offre, celle de la firme bruxelloise. Pour l’autre, il n’y en avait que deux. On ne se bousculait pas pour acheter les “épaves” de l’armée belge. Ces dernières semblent pourtant avoir été “un ticket de loterie” qui attendait d’être ramassé.

Pour “De Morgen”, l’acheteur semble avoir eu les connexions nécessaires pour sentir la bonne affaire. Le quotidien relève en effet une coïncidence des plus troublantes. “David V. [Directeur de MAD Africa Distribution] est le fils de Alain V., commandant de l’armée de l’air belge à la retraite. Père et fils se retrouvent dans l’acte notarial d’une firme dont l’adresse est celle de MAD Africa. Alain V. était jusqu’en 2009 membre du conseil d’administration du Cercle Royal Mars & Mercure. Il s’agit d’une organisation patriotique regroupant des officiers et des officiers de réserve. (…) Le trésorier du Cercle est Jan L.” Le quotidien remarque que Johan L., le fils de ce dernier, est la personne de contact pour la vente du premier Airbus.

L’affaire prend une nouvelle tournure.

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  • 1 week ago
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Les ventes publiques de la Défense font débat

Suite aux révélations de La Libre Belgique et du Morgen, publiées le 27 avril dernier, les députés Theo Francken (N-VA), Wouter De Vriendt (Groen!), Dirk Van der Maelen (sp.a) et Philippe Blanchart (PS) ont interpellé ce mercredi 8 mai le Ministre de la Défense et Vice-Premier Ministre Pieter De Crem (CD&V) en séance plénière de la Chambre. Leurs interpellations font suite à celle de Richard Miller (MR), en séance plénière du Sénat le 2 mai 2013.

Pour rappel, la Défense a vendu, entre 2009 et 2012, 35 hélicoptères et 2 Airbus à une firme bruxelloise dont le directeur était soupçonné par le parquet fédéral et par les services de renseignements de la Défense de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules. Quatre des hélicoptères achetés en 2009 avaient ensuite été revendus à la République de Madagascar, sans les licences d’exportation nécessaires, où ils sont passés officiellement aux mains de la junte arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. (Plus d’information ici)

Aux questions différentes des cinq élus, le Ministre a donné une seule et même réponse — presque mot pour mot, au Sénat comme à la Chambre (voir ci-dessous).

Séance plénière du Sénat, 2 mai 2013.

senat02052013Miller-DeCrem by damienspleeters

Séance plénière de la Chambre, 8 mai 2013.

chambre08052013multi-DeCrem by damienspleeters

Deux pistes de réflexion ressortent des débats.

  1. D’abord, le matériel sensible mis en vente par la Défense ferait l’objet d’une procédure renforcée.
  2. Ensuite, les compétences de la Commission Achats militaires seraient élargies afin que celle-ci puisse en outre contrôler les ventes de la Défense.

Ces deux pistes devraient être discutées prochainement au Parlement.

Pieter De Crem a affirmé qu’il allait « pleinement collaborer à toute initiative parlementaire ».

    • #madagate
  • 1 week ago
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Commission de la Défense nationale - mercredi 8 mai 2013

update 8 mai 2013: la réunion de la commission est reportée à une date ultérieure.

Le Ministre de la Défense belge Pieter De Crem répondra aux questions de quatre députés ce mercredi matin en commission de la Défense du Parlement fédéral, suite à une enquête sur la vente par l’armée de 35 hélicoptères et 2 Airbus à une firme bruxelloise dont le directeur était soupçonné par les services de police et les services de renseignements de la Défense de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules.

Qui interrogera le Ministre:

  • Question de M. Wouter De Vriendt au vice-premier ministre et ministre de la Défense sur “une vente d’armes par la Défense qui suscite de la controverse”.
  • Question de M. Theo Francken au vice-premier ministre et ministre de la Défense sur “la vente de matériel militaire à un armurier controversé”.
  • Question de M. Dirk Van der Maelen au vice-premier ministre et ministre de la Défense sur “une vente d’armes par le SPF Défense qui suscite de la controverse”.
  • Question de M. Philippe Blanchart au vice-premier ministre et ministre de la Défense sur “la revente d’armes par l’armée belge”.

Le jeudi 2 mai, Pieter De Crem avait expliqué qu’il n’y avait aucune base légale pour exclure l’acheteur de la vente. Le Ministre s’est néanmoins dit prêt à une réflexion sur la procédure.

    • #madagate
  • 2 weeks ago
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Vente d'armes : De Crem prêt à une réflexion sur la procédure

Une réponse de Pieter De Crem à Richard Miller au Sénat ce 2 mai. Elle a besoin d’être digérée.

    • #madagate
  • 2 weeks ago
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Madagate update #4: qui interpellera le Ministre De Crem?

Pieter De Crem (CD&V), Ministre de la Défense et Vice-Premier Ministre belge, devrait être interpellé aujourd’hui 2 mai 2013 au Parlement après la publication d’une enquête montrant que la Défense avait durant trois ans vendu 35 hélicoptères et 2 Airbus à un individu soupçonné par les services de police et de renseignements de l’armée de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules.

A la chambre par:

  • Karolien Grosemans (N-VA)
  • Dirk Van Der Maelen (sp.a)
  • Juliette Boulet (Ecolo-Groen!)

Au sénat par:

  • Richard Miller (MR)
    • #madagate
  • 2 weeks ago
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Madagate update #3: For De Crem, no problem

For the English speakers, here’s a little bit of an explanation of what is going on in Belgium: 

Report: Belgian army sold helicopters to firm linked to trafficking.

For the Belgian Defense Minister, there’s nothing wrong.

    • #madagate
  • 3 weeks ago
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Madagate update #2: “Des bicyclettes aussi”

Deux jours après la publication de notre enquête, un peu d’histoire. De l’histoire récente, puisqu’il s’agit d’interpellations au Parlement datant respectivement du 1er juillet 2009 et du 8 juillet 2009, soit en plein dans la première vente de l’armée belge qui sera attribuée à la firme bruxelloise de D.V..

Dans la premier document, ci-dessous, la députée fédérale Juliette Boulet (Ecolo-Groen) s’inquiète d’une possible exportation de 23 hélicoptères Alouette II vers Madagascar.

Juliette Boulet: 

(…) Le destinataire final de ces hélicoptères serait la république de Madagascar. Il est question d’une vente par un intermédiaire, comme cela arrive parfois. M. le ministre peut-il confirmer ces rumeurs?

La députée ajoute, justement:

Dès lors qu’il y a vente de matériel militaire, il est d’usage de respecter le code de conduite de l’Union européenne en matière d’exportation d’armement. S’il se confirme que la république de Madagascar est bel et bien le candidat à l’achat de ces hélicoptères, il me semble que l’on devrait, au regard de la situation économique et surtout de l’instabilité politique qui prévaut aujourd’hui dans ce pays, se poser la question de l’opportunité d’une telle vente. Il importe aussi de respecter les huit critères retenus par le code de conduite de l’Union européenne.

Ce à quoi le Ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) répond:

Le dossier se trouve actuellement au stade de l’attribution. Suivant les critères d’attribution, le marché sera attribué à l’offre régulière la plus disante. Pour des raisons évidentes, il m’est impossible de fournir des détails sur l’état actuel du dossier.

Et ajoute:

Les hélicoptères AlouetteII mis en vente étant démilitarisés ne tombent pas sous le coup de l’arrêté royal du 8 mars 1993 réglementant l’importation, l’exportation ou le transit d’armes, de munitions et de matériels spécialement utiles à un usage militaire ou de maintien de l’ordre et de la technologie y afférente.

Le Ministre omet alors de préciser que ce même arrêté royal du 8 mars 1993, dans son annexe, définit comme une arme (2e catégorie, section 1, point A.19.): “Autres équipements et matériels devant servir pour le soutien d’actions militaires”. Le terme “démilitarisé” n’a aucune base légale.

La députée Juliette boulet fait alors plusieurs remarques intéressantes lorsqu’on les place en perspective avec les derniers développements de l’affaire (nous soulignons les passages):

J’entends bien que vous ne désirez pas confirmer ou infirmer les rumeurs faisant état du fait que le gouvernement de Madagascar serait l’éventuel destinataire final de cet achat, via ou non un intermédiaire.

Dès lors, si je puis me le permettre, j’aimerais attirer votre attention sur la nécessité, comme pour toute vente de matériel, de respecter le code de conduite européen.

Et puis, il faut être attentif à la nature de l’intermédiaire et au fait qu’il envisage éventuellement de militariser le matériel, les Alouette II, avant de les vendre à Madagascar. Par ailleurs, il me semble que le gouvernement de Madagascar n’est pas reconnu par l’Union européenne.

Enfin, par rapport au code de conduite européen, cette vente ne respecterait pas trois de ses critères (le deuxième, le troisième et le huitième) qui portent sur le respect des droits de l’homme dans le pays de destination finale, sur la situation intérieure dans le pays de destination finale – existence de tensions ou conflits armés: il me semble que ce soit bien le cas - et sur le risque induit par le projet d’exportation de compromettre sérieusement le développement durable du pays destinataire. En ce sens, il me semble qu’il faut avoir cela à l’œil.

S’en suit un échange hallucinant dans lequel M. De Crem insiste sur sa conception qu’il ne s’agit pas de matériel militaire et minimise avec ironie les risques liés à cette vente:

Pieter De Crem, ministre: Il s’agit d’un achat de matériel non militaire: ce sont des hélicoptères de transport.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Ces hélicoptères peuvent très bien être utilisés à des fins militaires

Pieter De Crem, ministre: Des bicyclettes aussi.

Finalement, comme on l’a vu, la Défense se lavera les mains de toutes responsabilités en passant par un intermédiaire basé en Belgique, dans les circonstances qu’on connaît.

Une semaine plus tard, le 8 juillet 2009, nouvelles questions de Madame Boulet, avec André Flahaut (PS), cette fois au Ministre des Affaires Etrangères.

M. Flahaut souligne les termes du droit belge que nous avons marqués plus haut: 

Même s’il est démilitarisé, ce matériel reste à double usage. Il me semble donc que le Code de conduite européen et la loi belge sur les exportations d’armes s’appliquent à cette vente.

Ce que confirmera également Mme. Boulet:

Même démilitarisé, si le matériel est destiné à l’armée de Madagascar ou à n’importe quel destinataire militaire, il doit nécessairement faire l’objet d’une licence d’exportation.

S’en suit une interpellation pour le moins intéressante en ce sens qu’elle montre le degré de complexité de la procédure qui aurait due être suivie:

En cas de vente de matériel, soit de la Défense soit de la police, il est du ressort du fédéral d’octroyer les licences d’exportation. Le problème, c’est qu’il n’existe pas réellement un ministre de tutelle, comme dans les Régions, pour l’octroi des autres licences. Apparemment, il est du ressort de l’administration de l’Économie de délivrer ces licences, après avis du ministre de la Défense pour ce qui concerne du matériel militaire, avec remise d’une “fiche-pays” de la part du ministre des Affaires étrangères. Je suppose donc que le ministre des Affaires étrangères a joué son rôle.

Il est également intéressant de voir que, répondant récemment à nos questions, le Ministère de l’Economie nous renvoyait vers le Ministère de la Justice pour l’octroi d’une telle licence. Le Ministère de la Justice, de son côté, nous écrit: 

La licence que notre SPF délivre dans le cadre du contrôle de moralité des exportateurs d’armes et de matériel (para-)militaire est une licence « préalable » qu’il faut avoir obtenu avant de pouvoir introduire une demande de licence d’exportation à la région compétente. (…) Une firme qui se présente comme end user et qui ne souhaite pas exporter du matériel acheté à l’armée n’a pas besoin d’une licence.

Koen Peumans, porte-parole du SPF Justice, n’a pas souhaité répondre à nos autres questions, nous renvoyant, étonnamment, vers les autorités régionales.

On voit naître ici un premier loophole, concernant le premier volet “licences/intermédiaire” de notre enquête (le second volet portant sur le fait que le directeur de la firme acheteuse était soupçonné, y compris par les services de renseignements de l’armée, d’avoir été impliqué dans plusieurs affaires criminelles).

La députée Juliette Boulet souligne un aspect du problème: 

Plus généralement, à propos de l’octroi de licence par le fédéral, un problème d’organisation, voire de compétences, se pose.

C’est le secrétaire d’Etat Olivier Chastel qui répond pour le Ministre des Affaires Etrangères en 2009. Ces réponses sont aussi ahurissantes: 

Primo, le département des Affaires étrangères n’a pas été saisi d’une demande d’avis, contrairement à ce que vous pouvez penser, concernant l’éventualité d’une vente d’hélicoptères de type Alouette à Madagascar. Aucune demande d’avis.

Secundo, il est donc facile de répondre à la deuxième question: le ministre n’a donc pu se prononcer sur l’opportunité d’une vente de matériel, démilitarisé ou pas, à Madagascar, sans disposer du moindre élément de dossier.

Quatre autres ventes ont eu lieu par la suite. Les faits:

  • Une partie des hélicoptères a effectivement été exportée vers Madagascar et effectivement été utilisée par l’armée malgache.
  • Sans les licences nécessaire.
  • Sans que le SPF Economie ou le SPF Affaires Etrangères ou le SPF Justice n’aient été au courant.
  • Sans que les autorités régionales bruxelloise n’aient été au courant.
  • Sans que le SPF Finances et les douanes n’aient contrôlé la marchandise sortante et l’absence des licences.
  • Sans que personne ne se soit inquiété de passé inquiétant du directeur de la firme en question.

Il y a de quoi se poser des questions.

    • #madagascar
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    • #armée belge
    • #belgique
    • #traffic
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    • #madagate
  • 3 weeks ago
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Madagate update #1

Some political reactions, one day after the publication of our investigation:

Tho Francken (N-VA) wants the parliamentary commission on the Belgian arms trade to gather in order to discuss the matter. M. Francken said his party plans on asking the Minister of Defense, Pieter De Crem, questions in the Parliament. (source)

Wouter De Vriendt (Groen), president of the parliamentary commission controlling the purchases made by the Belgian Defense, reacted by saying he wanted a clarification of the criterions ruling the selling process, the closing of loopholes, and more control over the equipment the army would like to sell. M. De Vriendt plans on writing a letter to M. De Crem and to André Flahaut, president of the Parliament lower house. (source)

Today Monday April 29, Dirk Van Der Maelen (sp.a) introduced parliamentary questions to M. De Crem. As did Juliette Boulet (Ecolo).

    • #défense
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    • #madagascar
    • #traffic
    • #armes
    • #madagate
  • 3 weeks ago
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En cinq ventes s’étalant de 2009 à 2012, l’armée belge a vendu 35 hélicoptères et 2 Airbus à un individu soupçonné par les services de police et de renseignements de la Défense de blanchiment d’argent, trafic de véhicules volés et trafic d’armes. Une partie du matériel a été exporté vers Madagascar en l’absence des licences nécessaires et est aujourd’hui utilisé par l’armée malgache.
L’enquête, en une ce samedi 27 avril 2013 de La Libre Belgique (en français) et du Morgen (en néerlandais), est disponible en version plus courte ici et ici.
Le service des ventes dit ne pas avoir été au courant des soupçons. Le ministre de la Défense et Vice-Premier ministre belge Pieter De Crem n’a pour l’instant pas souhaité commenter l’affaire. Les reportages de RTL-TVI, la RTBF et VTM laissent penser qu’une série de questions parlementaires sera prochainement posée. 
Question: Comment la Défense a-t-elle pu vendre ce type de matériel sensible à un individu soupçonné par ses propres services de renseignements?
J’invite les personnes (y compris au sein de l’armée belge) estimant avoir des informations ou des documents fiables permettant de répondre à cette question à me contacter: par email, ou par téléphone : +32499378476
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En cinq ventes s’étalant de 2009 à 2012, l’armée belge a vendu 35 hélicoptères et 2 Airbus à un individu soupçonné par les services de police et de renseignements de la Défense de blanchiment d’argent, trafic de véhicules volés et trafic d’armes. Une partie du matériel a été exporté vers Madagascar en l’absence des licences nécessaires et est aujourd’hui utilisé par l’armée malgache.

L’enquête, en une ce samedi 27 avril 2013 de La Libre Belgique (en français) et du Morgen (en néerlandais), est disponible en version plus courte ici et ici.

Le service des ventes dit ne pas avoir été au courant des soupçons. Le ministre de la Défense et Vice-Premier ministre belge Pieter De Crem n’a pour l’instant pas souhaité commenter l’affaire. Les reportages de RTL-TVI, la RTBF et VTM laissent penser qu’une série de questions parlementaires sera prochainement posée. 

Question: Comment la Défense a-t-elle pu vendre ce type de matériel sensible à un individu soupçonné par ses propres services de renseignements?

J’invite les personnes (y compris au sein de l’armée belge) estimant avoir des informations ou des documents fiables permettant de répondre à cette question à me contacter: par email, ou par téléphone : +32499378476

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  • 3 weeks ago
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How Machine Guns Work?

Do you know? Before watching this video, I didn’t. I didn’t bother until now. But then I asked myself: how come I don’t know how machine guns work? I’m interested in them because they have a lot of journalistic power. They encapsulate many stories, many tensions. But still, I didn’t know how they worked.

It’s a simple mechanism, really. Yet, much could be said about it, about what it did, what it does and will do in the years to come.

One intentional movement — pulling the trigger — sets a self-feeding system in motion in which one cause is the consequence of another cause.

I have the feeling that, in order to try to better understand the interwoven dynamics regulating important and complex events in human history — such as conflicts —, it can be helpful to also study “local” and specific systems and mechanisms, human or not. To understand how the tools used to wage war function can help one understand how war works. What do you think?

  • 3 weeks ago
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John Ismay: What Would a Fighter Jet Buy 60 Years After Eisenhower’s Speech?

johnismay:

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What Would a Fighter Jet Buy 60 Years After Eisenhower’s Speech? just posted on the NYT, and I’d like to offer some background information about how I came about the numbers and prices used in the piece.

The most striking piece I’ve read lately. You should definitely take the time to read it, too.

  • 4 weeks ago > johnismay
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Special thanks to the "Fonds pour le Journalisme"

Investigating and reporting from a (post-)conflict zone can be very expensive. Thanks to the “Fonds”, I was able to travel to Libya in February 2012 (€6,917), and to Syria in March 2013 (€7,806). Thank you.

  • 1 month ago
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Three weapons, three serial numbers.

These three rifles are Belgian. What’s so important about them? Well, the United Nations Panel of Experts on Libya mentioned them in its latest report, released this month:

73. The Panel requested the Belgian authorities to assist in tracing an FNC assault rifle that was photographed in Libya in 2012.2 The Belgian authorities responded that the rifle (serial No. 025992) bore markings that resembled a rifle that was part of an order exported to the Qatari armed forces in Doha around 1980.

99. In the first tracing request, an FN FAL assault rifle photographed in Libya in 2012 (serial No. 1514944) was identified by the Belgian manufacturer as being part of an order that was delivered to the Emirate of Dubai, United Arab Emirates, in 1979.

100. In the second tracing request, another FN FAL assault rifle photographed in Libya in 2012 (serial No. 1731984) was identified as resembling a weapon delivered to the Emirate of Dubai in an order dated 19 April 1991.

The problem? Those rifles were not found in Qatar nor in the UAE. They were found in Libya, in the hands of the men who fought Muammar Gaddafi in 2011.

What does it mean? First, that Qatar and the UAE illegally diverted Belgian weapons. Second, that by doing so they breached an UN arms embargo.

Will Belgium change its arms export policy towards those two countries? With the elements of information available today, this question remains open.*

What it shows, though, is the importance of thoroughly documenting the tools of war.

Those rifles were not documented by the UN Panel of Experts, but by journalists on the ground. Those journalists then published their photographs and their stories. The Belgian authorities refused to trace those weapons until it was asked from them by the UN.

If you’re in Belgium and can read French, make sure to get a copy of Le Vif/L’Express today (or before next Thursday) for more details. (For those of you who will read the article, forgive the mistakes the photo editor made: the 1st picture is obviously an FNC, and the serial number on the 3rd page belongs to an FN FAL, not to an FNC.)

—

Photos 1 and 2: an FN FAL rifle, with right-hand side serial number. Benghazi, Libya, February 2012, Damien Spleeters.

Photos 3 and 4: an FN FAL rifle, with right-hand side serial number. Benghazi, Libya, June 2012, Jef Linssen.

Photo 5 and 6: an FNC assault rifle, with serial number. Libya, June 2012, Jef Linssen.

*This paragraph was edited on April 19, 14:10 following a discussion held in the comment section.

    • #FN FAL
    • #FN Herstal
    • #FNC
    • #Qatar
    • #UAE
    • #United Arab emirates
    • #Libya
    • #Syria
    • #embargo
    • #Belgian weapons
    • #weapons
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trigger |ˈtrigər|

noun
• a small device that releases a spring or catch and so sets off a mechanism, esp. in order to fire a gun: he pulled the trigger of the shotgun.
• an event or thing that causes something to happen: the trigger for the strike was the closure of a mine.

verb [ trans. ]
• cause (an event or situation) to happen or exist.
• cause (a device) to function.

quick on the trigger
quick to respond.

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Damien Spleeters.

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