(IN FRENCH)
Bassam et Ahmed Alkhalaf, à Iblin, petit village du Jebel Zawiya, au nord de la Syrie. Regardez-les bien. Ils ont à peine plus de 20 ans, et ils font partie des 108 hommes de la brigade Ahrar Iblin, “les hommes libres d’Iblin”.
Sur la deuxième photo, un bâtiment du centre médical d’Iblin, détruit par un bombardement.
Le Jebel Zawiya regroupe 33 villes et villages. Durant l’été 2012, l’armée de Bachar al-Assad en a été repoussée. Depuis, les bombardements sont quotidiens.
Juste avant de passer la frontière turco-syrienne, j’ai suivi un entrainement médical spécialement conçu pour les journalistes travaillent en zone de conflit. Là, j’ai appris une procédure qui se résume par l’acronyme CABCD:
- “Check Major Bleedings”
- “Airways”
- “Breathing”
- “Circulation”
- “Deformity”
Une des leçons que j’en ai tirée, et qui m’a servi une fois à l’intérieur: une hémorragie ne donne pas le pouls.
On ne prend pas le pouls d’une révolution là où elle saigne. Les combats entre les troupes de Bachar al-Assad et les insurgés réunis sous l’appellation d’Armée syrienne libre font rage depuis plus de deux mois à Alep, la métropole du nord. Mais plus à l’ouest, dans le sud du gouvernorat d’Idlib, trente-trois villages se sont libérés de l’occupation. Nous sommes dans le Jebel Zawiya.
A lire dans La Libre Belgique d’aujourd’hui.
—
Photos Damien Spleeters, Iblin, Jebel Zawiya, Septembre 2012.
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